Nous nous apprétons à élire nos élus au sein ds assemblées populaires communales et de Wilaya.
Les candidats se comptent par dizaines de milliers.
La campagne électorale va encore une fois etre chaude.
Le taux de participation risque de rester faible.
Dans cette atmosphère de compétitivité personne ne parle de programme d'action.
Peut-on raisonnablement aller demander leurs voix aux électuers sans leur dire ce qu'on va faire pour eux?
Ne faudrait-il pas en faire une obligation en veillant aussi à ce que les programmes présentés contiennent de réels engagements ?

La dernière réunion Gouvernement-Walis a été consacrée ( un seul point à l'ordre du jour ) à l'ébauche d'une nouvelle politique nationale de la jeunesse.
Bien entendu l'option pour un tel thème aussi complexe soit-il montre que la politique de la jeunsse telle qu'elle a été menée jusqu'ici a montré ses limites.
Et il serait de prime à bord injuste et déplacé d'incriminer en quoi que ce soit la jeunesse algerienne car celle-ci reste saine et représente la véritable force de frappe de l'Algerie moderne.
Il serait tout aussi ingrat de dire que l'Alerie n'a rien fait pour sa jeunesse depuis l'indépendance puisque plus de 7 millions fréquentent aujourd'hui l'écol , 1 million d'étudiants sont inscrits à l'université et 500.000 stagiaires sont en formation .
De meme que des milliers de structures de jeunesse et de loisirs ont été réalisés à travers le Pays.
Il se trouve tout simplement que cette jeunsse ( est-ce propre à la seule jeunesse algéreienne d'ailleurs ) est , depuis plus de vingt ans victime de la situation générale du pays qui a été caractérisée par une grave crise économique du fait de la difficulté de passer de l'économie dirigée à celle de marché ; par une décennie de violence terroriste , par l'apparition toute récente de phénomènes sociaux auxquels nous n'étions pas habitués tels le suicide , la harga , la drogue , la grande criminalité etc..
Parallèlement les dispositifs mis en place pour encadrer et réaliser l'insertion des jeunes sonr restés figés et ne pouvaient ruien faire face à la déperdition scolaire , aux effets de la dislocation de la famille et à ceux d'une mondialisation rampante.
Que faut-il faire maintenant et quelle stratégie adopter ?
Il faut d'abord prendre le soin de consulter la jeunesse elle mème et de l'associer pleinement à la définition de toute nouvelle politique en sa feveur.
Mais quelle que soit la stratégie adoptée rien ne doit nous faire oublier que le chomage reste l'ennemi numéro un de notre jeunesse et c'est à ce niveau qu'il faut faire preuve de plus d'imagination et d'intelligence.

سيدي زرزور قسام الوديان